Adil Elmadhi
- a.elmadhi@uiz.ac.ma
La formation des enseignants semble être un facteur crucial qui permet de réaliser des objectifs de tout système scolaire. La qualité de la formation est liée au niveau de développement économique et politique, et les structures sociales d’une société moderne (Boilevin, 2013; Fera, 2009; Forquin, 1996; Torres & Mitchell, 1998). De ce fait, la formation des enseignants était, et sera, un sujet problématique dans les réformes éducatives qui provoquent de plus en plus des débats sur le rapport entre la qualité de la formation et le rendement des systèmes scolaires. Partant du fait que l’éducation constitue un facteur essentiel du développement économique, social et culturel d’un pays, le Maroc a toujours considéré la problématique de l’enseignement comme une priorité nationale en mettant en place des dispositifs de formations des enseignants. Avant, la formation du corps enseignant était confiée, suivant les cycles d’enseignement, aux écoles Normales Supérieures, aux Centres Pédagogiques Régionaux (CPR) et aux Centres de Formations des Instituteurs (CFI). Avec le nouveau dispositif mis en place, les universités marocaines commencent à intégrer la thématique de l’enseignement dans le cursus de formation des étudiants en mettant en place des filières en rapport avec l’éducation. Désormais, les diplômés de ces filières auront accès aux Centres Régionaux de Formations aux Métiers de l’Education et de la Formation. D’autres établissements continuent à proposer des formations dans ce sens, en particulier la Faculté des Sciences de l’Education (FSE) et l’Ecole Normale Supérieure (ENS). Avec la loi Cadre 51/17, la formation aux métiers d’enseignement et notamment aux métiers d’enseignant du français occupe une priorité nationale. Cependant, l’attractivité et l’orientation demeurent le maillon faible pour la réussite de cette opération. Ce dispositif vise à combler cette défaillance et propose les informations nécessaires sous plusieurs formes pour aider les nouveaux bacheliers, les licenciés et le grand public à choisir le métier d’enseignant de français. Les objectifs du projet DINOMIF sont : - Informer suffisamment sur le métier d’enseignant de français ; - Orienter les nouveaux bacheliers vers des formations universitaires débouchant sur le métier d’enseignant du français ; - Sensibiliser les parents d’élèves aux enjeux du métier du professeur de français ; - Faire aimer la langue et la culture françaises/francophones aux étudiants ; - Comprendre son rôle en tant que médiateur inter/culturel dans la société ; - Repositionner l’AMEF en tant qu’acteur de promotion du métier d’enseignant de français ;
(le guide est cliquable )





